L'histoire de Saint Jean Brévelay
Au néolithique,
Saint Jean Brévelay était peuplé, menhirs
et dolmens en attestent. Le dolmen de Roh-Koh-Koëd, chambre
funéraire formée d'une dalle horizontale reposant
sur des piliers verticaux et le menhir de Goeh-menhir, pierre
dressée pour signaler un dolmen qui pourraient correspondre
à un sanctuaire lié à des rites de fertilité
du sol, sont les plus connus.
La période
gallo-romaine est marquée par les 2 voies romaines, une
qui relie Vannes à Corsuel, l'autre venant de Castenec
coupe la première en passant dans les Landes de Lanvaux.
Au VIè
siècle, chassés par les invasions anglo-saxonnes,
des populations de l'ile de Bretagne s'installèrent en
Bretagne. Lors des invasions normandes, au Xè siècle,
des bretons fuirent en Angleterre. Le nom de la commune provient
du nom du patron de la paroisse, Saint Jean de Béverlay.
Ce moine né en Grande-Bretagne devint évêque
d'York. L'église de Saint Jean Brévelay conservait
une partie de ses reliques ramenées par des réfugiés
bretons.
Au Moyen-Age,
Saint Jean Brévelay faisait partie de la vicomté
de Rohan qui comprenait plusieurs seigneuries.
Au XVIè
et XVIIè siècle, les exigences de la Contre-Réforme
catholique orientent l'art religieux en Bretagne : intérieurs
des églises et chapelles se garnissent de décors
peints, retables afin de renforcer la prise en charge du chrétien
par l'église: retable du maître-autel de l'église
daté de 1690.
Les chapelles
attestent de la place importante des Saints dans la vie quotidienne
des bretons. A Saint Jean on compte nombre de chapelles.
Pendant le
révolution, la Chouannerie se remarqua à Saint Jean
Brévelay avec Georges Cadoudal chef choaun qui recut la
direction des départements du Morbihan, Côtes du
Nord, Finistère et Ile et Vilaine.
Lors de la
seconde guerre mondiale, la commune occupée par les allemands,
participa à la résistance. Le 9 juillet 1944, une
rafle eut lieu à la sortie de la messe. Des résistants
furent torturés dans l'école des religieuses et
emprisonnés dans les géoles de Locminé. Le
13 juillet, Six résistants ont été massacrés
dans une carrière de Plumelin.
Le monument de la résistance qui leur est dédié
a été inauguré au cimetière en 1947
par le Général De Gaulle.